Drépanocytose et crédit immobilier

Coucou la team warrior ! Je voulais partager mon expérience personnelle, celle du crédit immobilier et de l’achat de sa résidence principale. Je suis en effet devenue propriétaire et je remercie Dieu de m’avoir facilitée.

En effet, lorsque l’on a un souci de santé ou une maladie chronique, le parcours d’achat immobilier peut vite devenir un casse tête et les exclusions d’assurance nous faire renoncer à notre achat.

Depuis que je travaille (2008) j’ai toujours voulu devenir propriétaire. Il y a quelques mois, les étoiles étant alignées (CDI, apport suffisant, etc…) je me suis enfin lancée dans cette entreprise. Je pense que mon expérience peut servir à d’autres warriors, donc je la partage ici.

J’ai d’abord vérifié mes capacités d’emprunt. Cela m’a permis de connaître le montant qu’une banque pouvait me prêter compte tenu de mon revenu et de pouvoir ainsi cibler ma recherche. Vous pouvez pour cela vous tourner vers votre conseiller financier, mais il vaut mieux faire appel à un courtier. Si c’est votre choix, je vous invite à vous tourner vers un cabinet de courtage; moi je suis passée par CAFPI.

La 2ème étape est la recherche de votre bien immobilier. N’hésitez pas à éplucher les annonces immobilières et à sauter le pas des visites. Plus vous verrez de bien plus vous saurez ce que vous voulez ou ne voulez pas.

Après avoir trouvé l’appartement sur lequel j’ai eu un coup de cœur, j’ai pris contact avec un courtier en crédit immobilier; comme je ne m’y connaissais pas du tout, j’ai préféré être accompagnée pour cette 3ème étape, la recherche de crédit et de l’assurance

Un prêt immobilier est généralement assorti d’une assurance, ce qui permet à la banque prêteuse de se prémunir contre le risque d’impayé  en cas de perte d’emploi, de maladie, de décès… Et c’est précisément là où le bas blesse pour ceux qui comme moi sont concernés par une maladie chronique. La drépanocytose constitue un risque majeur pour les banques car la probabilité de se retrouver dans un de ces cas de figures est malheureusement plus élevée que pour une personne n’ayant pas de maladie pré existante.

  • Le courtier a donc commencé par des demandes de couverture d’assurance. Sur deux demandes, une assurance ne me couvrait que partiellement (les banques préfèrent généralement que tous les risques soient couverts) et une autre a refusé de m’assurer.
  • Le courtier m’a indiquée que compte tenu du montant emprunté, du fait que j’étais seule à acheter, les banques seraient réticentes à me faire un crédit avec une assurance qui ne couvrait que partiellement les risques.

La Convention Aeras, un dispositif mis en place par l’Etat, les sociétés d’assurance et les associations de patients Cancer, permet, selon certaines conditions de bénéficier tout de même d’une assurance quand on présente un risque de santé aggravé. Dans mon cas personnel, malheureusement, mon crédit ne rentrait pas dans les critères de la convention Aeras qui se déclanche automatiquement dans les situations qui y répondent.

Je bénéficie d’une prévoyance d’entreprise. En fonction du montant emprunté et des risque couverts partiellement par l’assurance, c’est une option qui peut être acceptée par une banque. Cependant les banques sont aussi réticentes car la prévoyance d’entreprise ne vous couvre que lorsque vous êtes employé. Si vous changez d’employeur, le contrat de prévoyance s’éteint. J’avais donc comme options:

  • mentir sur mon état de santé. C’est un risque qu’objectivement je pouvais prendre étant célibataire et n’ayant pas d’enfant. Pour autant, ma situation peut évoluer et je n’étais pas à l’aise avec cela.
  • renoncer à mon achat, ce que je trouvai profondément injuste.

Une 3ème option s’est présentée : j’ai eu la chance de pouvoir être conseillée par l’association Juris Santé, qui m’a orientée vers un courtier en risques aggravés.

Au bout de quelques semaines j’ai obtenu une offre de crédit avec une garantie privilège du prêteur de deniers . En gros cela revient à une hypothèque. C’est à dire qu’en cas d’impayé des échéances, la banque peut saisir le bien, le vendre et se rembourser sur sa valeur. Autrement dit, mon appartement appartient toujours à la banque tant que je n’ai pas soldé mon crédit.Dans le fond, ce n’est pas une situation qui me dérange puisque même avec un crédit classique, le risque de saisie du bien par l’assurance pèse toujours en cas d’impayé. Mon crédit me revient plus cher qu’un crédit classique, mais c’est à cette condition que j’ai pu devenir propriétaire.


En résumé, si vous avez un projet d’achat immobilier, financé par un crédit et que vous avez un souci de santé, je vous conseille de suivre les étapes suivantes:

  1. Vérifiez bien vos capacités d’emprunt en fonction de vos revenus
  2. Prenez le temps de rechercher et de trouver votre bien immobilier
  3. Faites appel à un courtier en risques de santé aggravés, qui vous permettra de ne pas trop vous soucier de la recherche d’assurance/garantie/crédit

OU

Anticipez la recherche de crédit et d’assurance dès l’offre acceptée, le délai de réalisation des dossiers d’assurance peut être assez long. La convention Aeras peut vous permettre d’assurer votre crédit si vous ne dépassez pas la somme de 320 000 euros empruntés

4. Discutez de la garantie privilège du prêteur de deniers ou d’hypothèque avec votre banque


Voilà, j’espère que cet article vous guidera dans votre projet d’achat et vous permettra de gagner du temps dans votre recherche de financement.

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